5 choses que vous ignorez de la musique électronique

On ne compte plus les soirées rythmées au son de la musique électro qui nous fait vibrer jusqu’au matin ! Mais saviez-vous que derrière ce genre musical se cache aussi une culture, une histoire, et surtout une envie d’expérimentation à travers un mélange de styles qui rend la musique électronique si unique. On vous a sélectionné 5 anecdotes que vous ignorez peut-être sur celle-ci, à découvrir sans plus attendre !

1. La musique électro est un mélange de genres et un univers infini

Ecouter de la musique électro, cela peut tout et rien dire à la fois tant l’électro regorge de styles, de catégories et de sous-catégories. Classiquement on divise l’électro en 3 genres (ce qui parfois fait débat) : House, Techno, et Trance, qui peuvent eux-mêmes être sous-catégorisés en Deep House, Drum’n Bass, Electro Rock, Acid House etc. Bref, vous l’aurez compris la liste est infinie… Peu importe, au final comme le dit Laurent Garnier, un pionnier français de la Techno, « rien ne se crée mais tout se transforme ». La richesse de la musique électronique tend dans sa capacité à aller puiser dans le rock, la disco, le blues, le hip-hop, le jazz… Un véritable melting pot de sources !

2. Avant Daft Punk, il y avait Darlin’…

Le succès n’a pas été tout de suite immédiat pour les deux robots de Daft Punk, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem Christo ! Leur première expérience musicale remonte au lycée, à cette époque le duo s’essaie au Rock Noisy avec son groupe : Darlin’. Une expérience qui tourne alors à l’échec avec un disque qui sort dans l’indifférence totale. Quelques années plus tard changement de cap, les Daft Punk entament une renaissance sous le signe de l’électro, pari gagné avec 4 albums, 4 succès !

Pochette album Darlin'

 

Pochette album Darlin’

3. TR 909, TR 808, Moog, Minimoog, Ableton Live, Akai MPC, ne sont pas des noms de code de la NASA… mais les types d’instruments de la musique électronique !

Si la musique électronique fait beaucoup de bruit depuis ces dernières années, elle est pourtant apparue dans les années 80 ! On assiste à une petite révolution du genre avec l’invention du premier synthétiseur portable, le Minimoog (par son créateur John Moog), dans les années 70. Imaginez qu’auparavant le premier synthétiseur Moog tenait dans une pièce de 30 mètres carrés et il fallait être sacrément ingénieux pour le faire fonctionner ! Aujourd’hui, vous risquerez plutôt de croiser en live d’autres instruments comme le séquenceur Ableton (table de mixage) ou encore les boîtes à rythmes type MPC permettant aux DJ’s d’inclure différents rythmes et séquences pour la composition musicale.

(Madeon revisite à sa manière la « Pop Culture » avec Ableton Live)

4. Une carrière se décide parfois autour d’une bonne raclette… 

Pour le duo Gapsard Augé et Xavier de Rosnay, une bonne raclette, des amis, et l’arrivée de Pedro Winter alias Busy P (lorsqu’il enfile sa casquette d’artiste) a tout d’une bonne soirée ! On est alors en 2003 et l’ancien manager des Daft Punk vient tout juste de créer son label Ed-Banger Records. Les deux amis ont l’excellente idée de faire écouter leur futur tube à Pedro Winter, le aujourd’hui très connu Simian Mobile Disco  »Never Be Alone » ! Un mois après, le morceau est rebaptisé « We Are Your Friends » et sort sur le label de Pedro Winter, succès immédiat. Raclette et électro, un bon mix qui a lancé la carrière internationale de Justice ainsi que la réputation d’Ed Banger !

5. La musique électronique française s’écoute aussi à l’international…

A la différence du rock, du hip-hop ou de la pop, nos DJ’s et producteurs français se sont rapidement exportés au-delà des frontières hexagonales. En témoigne ce chiffre : 2,5 millions d’exemplaires vendus dans le monde entier pour le premier album de Daft Punk Homework (1997). Laurent Garnier, Air, Cassius, Mr Oizo, Stardust, Alex Gophger, Bob Sinclar, Etienne de Crecy, autant d’autres artistes français qui ont aidé à la promotion de notre savoir-faire, notamment aux Etats-Unis, berceau de la musique électronique entre la Techno de Detroit et la House Music de Chicago. C’est ainsi que naît le terme « French Touch » pour désigner le son électronique français.

Super Discount_ Etienne de Crécy (1997)

Vous en savez maintenant un peu plus sur la musique électronique et si jamais vous souhaitez pousser la découverte, on vous invite à aller sur ce site. Certes c’est un peu kitsch mais c’est instructif et interactif ;-) Et pour tous les mordus de l’électro, procurez vous rapidement le livre indispensable Électrochoc de Laurent Garnier et David Brun Lambert

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