ÇA PART EN LIVE

Des scènes qui s’écroulent, des musiciens qui se battent, des envies de concerts dans la rue, de slam ou même des concerts à dos de dauphin : voici quelques perles recueillies en interview.

anecdotes_546x363
-M- : concert de rue
 »Je peux être frontman, invité ou accompagnateur. Je suis musicien avant tout. Après, c’est le regard de l’autre qui peut changer, mais le mien n’a jamais changé, tu me mets dans une cave avec des musiciens, qui que ce soit, si ce sont des gens avec qui je vibre, je suis le plus heureux des hommes. Je me contente d’assez peu et en même temps j’ai beaucoup, j’ai la chance de rencontrer des gens formidables. Très sincèrement je pourrais me retrouver dans la rue, avec ma guitare, et je serais très content. Je n’ai pas besoin d’être forcément à Bercy, je peux jouer aussi dans une toute petite salle et je serais très heureux. »

Two Door Cinema Club : public déchaîné

 »Quand on a joué à Brixton, à Londres, on avait cette sorte de toile devant la scène sur laquelle on projetait des effets de lumière depuis la scène mais, dès qu’on l’a montée, le public l’a arrachée et a tout ruiné… mais bon, c’était plutôt marrant et ça a même amélioré le concert ! »

Puggy : bagarre de musicien

 »On était à New Castle, en première partie d’Incubus. On jouait devant 20 000 personnes dans une arène. Vers la fin de notre set, il y a un truc qui se passe sur ma gauche : je vois Mike Einziger, le guitariste d’Incubus, à côté de la scène. Il était venu pour écouter notre set et il a l’habitude de ne jamais se balader avec son pass backstage. Il arrive et il veut juste monter sur scène pour se cacher derrière un ampli et écouter tranquille, mais il se fait arrêter par la sécurité locale, des gros baraqués. Sauf que quand la sécu d’Incubus voit qu’il a des problèmes, ça part en baston alors que nous on est en train de terminer notre set. 20 000 personnes sont en train de nous regarder et juste à ma gauche il y a Mike qui est en plein milieu d’une baston de mecs costauds. Puis on descend de scène et Mike me dit  »oh c’est super », comme si de rien n’était ! »

Carmen Maria Vega : le grand saut

« Je rêve de faire un Slam ! Je n’ai pas encore osé sauter dans la fosse, j’ai trop peur de revenir à poil. Quand t’es un mec on s’en fout, ils sont contents, limite, de se faire toucher les parties, mais moi j’ai pas très envie. Mais en même temps j’ai envie de vivre ce truc que j’ai déjà fait quand j’étais plus jeune en tant que spectatrice. Un jour, peut-être… quand j’aurai des tenues de rechange. »

Pony Pony Run Run : à dos de dauphin

« Notre concert de rêve ? Tu mets du cellophane par terre avec du savon, tu prends deux dauphins que tu accroches à mes pieds et j’arrive sur des dauphins qui glissent. Après, il y a des nains avec des jetpacks et des chiens qui volent, mais sans que personne ne soit blessé, dans le respect de l’animal… mais malheureusement on ne peut pas faire ça… »

The Ting Tings : la danse du robot

« Je me souviens d’un festival en Norvège, il y avait 10 000 ou 20 000 personnes sous un chapiteau. À la troisième chanson, les gens se sont mis à sauter très fort et le sol du chapiteau était en bois. Alors que le public sautait, le bois s’est mis à bouger et la scène a commencé à se balancer. On était sur la scène et le public sautait de plus en plus, j’ai eu l’impression de faire la danse du robot. La sécurité nous a dit d’évacuer la scène et à ce moment là, alors que tout partait en vrille, la machine à fumée s’est cassée et a enfumé toute la scène. Il y en avait au-dessus de ma tête, je ne voyais plus mes mains. Je me suis dit que ça allait être un désastre. J’ai arrêté de jouer pour chercher Katie (White, la chanteuse) et j’ai vu ses mains à travers la fumée, elle était en train de s’enfuir. C’était vraiment incroyable ! »

Dissonant Nation : appelez la police

« On a joué aux Nuits de champagne, on a joué tellement fort aux balances qu’il y a la gendarmerie qui est venue pour arrêter les balances, ça a mis un bordel pas possible dans toute l’organisation. Au dernier moment, on ne savait toujours pas si on avait le droit de jouer ou pas. Finalement on a fait le concert, la salle était remplie et le public faisait tellement de bruit dehors devant la salle que la gendarmerie est revenue pour faire dégager tout le monde ; ça nous a bien fait rire. »

Charlie Winston : en rythme

« La recette pour faire un bon concert, c’est d’être capable de s’investir, d’impliquer tes émotions dans le moment présent. C’est pourquoi j’adore Jacques Brel. Quand je le regarde je sens qu’il est complètement dans l’esprit de la chanson. Le public français est très enthousiaste, il tape dans ses mains… pas toujours en rythme, mais il adore ça. Un jour j’étais à Toulouse ou à Lyon et je jouais ‘My Life as a Duck’ tout doucement, en solo et quelqu’un tapait des mains, moi je chantais, mais pas sur le même groove. J’ai commencé à l’écouter et j’ai perdu le rythme. J’en ai tiré une grande leçon : n’écoute pas toujours les gens qui tapent dans leurs mains ! »

À vos commentaires