L’ATTITUDE ROCK : LENNY KRAVITZ VS GUNS N’ ROSES

Dans la série « j’ai traversé les années 90 et je suis toujours là », deux géants du rock seront en concert à partir du mois de juin dans toute la France, pour mieux déplacer les foules et contribuer à l’extrême sudation estivale.

lenny_guns_546x363
Les Guns N’ Roses et Lenny Kravitz envahiront les Zénith, festivals et compagnie, histoire de donner une petite leçon de rock’n'roll en bonne et due forme.

Un premier album, « Appetite for Destruction », en 1987, a suffi a installer les Guns N’ Roses à la place d’incontournables du hard rock. De son côté, Lenny Kravitz débarque en 1989 avec « Let Love Rule » et fait souffler un vent seventies sur le paysage musical dans lequel il n’a pas de mal à s’incruster. Deux beaux chevelus qui pourraient être cousins, Slash et Lenny ont tous les deux marqué les esprits dès la fin de la période maudite (les années 80, dont tout le monde semble avoir oublié les trésors). Ils portent chapeau et piercing au nez mieux que personne et partagent une passion commune pour le regretté Jimi Hendrix. Le premier a fricoté avec Michael Jackson et inscrit le nom de son groupe dans le légende hard rock, le second a jammé avec Prince et partage avec lui son talent de multi-instrumentiste. Du coup, quand Slash se barre de Guns, il vient faire un tour sur le deuxième album de Lenny, « Mama Said », en 1991, qui ne peut pas vraiment quitter son groupe, puisque son groupe, c’est lui…

Chacun dessine à sa façon la silhouette du rockeur parfait : impertinent pour Axl Rose et sa bande, qui ne tombe pas le slim en cuir et la veste en jean déchirée façon motard, luxurieux chez Lenny Kravitz, en mode torse nu sous le manteau de fourrure et pantalon patte d’eph’ pour le plus grand plaisir des hippies chics. Sur scène, c’est le délire quoi qu’il en soit, les habitués des stades savent tenir leur public et manient aussi bien le rock musclé, au hasard « Welcome To The Jungle » ou « Are You Gonna Go My Way » que les ballades langoureuses du genre « Let Love Rule » ou « Knockin’ On Heaven’s Door », superbe reprise empruntée à l’ami Bob Dylan (un des meilleurs songwriters que la terre ait jamais porté, au passage). Au fil des ans, les Guns ont un peu changé de line-up, difficile d’être toujours d’accord quand on est un rebelle, du coup c’est le shredder (mec qui enchaîne les notes plus vite que son ombre) Ron Thal, alias Bumblefoot, qui a repris le flambeau côté guitare ces dernières années.

Côté disque, Lenny a sorti son « Black And White America » l’an dernier, groovy à souhait (il suffit de se brancher sur « Superlove » pour en être convaincu). Pour les Guns, c’est « Chinese Democracy », qui est arrivé il y a quatre ans. Oui, ça commence à dater, mais comme le groupe à mis quinze ans à le sortir, on va peut-être pas trop en demander… En même temps, vaut mieux tarder un peu que d’être trop prolifique et refourguer ses compos à Julie Zenatti, hein Lenny ? On taquine bien sûr, impossible de départager le groupe de hardos et le beau gosse, le mieux sera d’aller voir les deux… Comment ça les concerts c’est trop cher ? Pression Live fait gagner des places pour Lenny Kravitz le 22 juin au Zénith de Nancy, et fait pareil pour les Guns le 19 au Zénith de Toulon. Plus aucune excuse quoi… Slash ? Il va bien, merci. Il sera lui aussi sur scène en solo cet été. Les rockeurs, c’est chacun de son côté.

À vos commentaires

  • SEO dit :

    It really is really a very useful bit of information. I’m fulfilled you contributed this beneficial info with us. Please continue being all of us current similar to this. Appreciate revealing.