LE GUIDE DU PARFAIT FESTIVALIER

Bientôt l’été, et voilà déjà quelques festivals qui sont déjà passés. Le coup d’envoi est donc donné officiellement, on peut se préparer pour les grands rassemblements musicaux et estivaux. Mais attention, pas n’importe comment. Voici cinq préceptes qu’il fera bon ne pas oublier pour mieux savourer.

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1.Ton look tu délaisseras

Souvent en plein air, le festival n’est pas le lieu idéal pour baptiser sa nouvelle paire de baskets où son jean fraîchement acheté. Comme tout le monde est logé à la même enseigne, pas de stress, l’effet tâche serait plutôt de venir endimanché de peur qu’un videur ne nous recale à l’entrée. On préconise plutôt le bon vieux pantalon confortable et prêt à être porté trois jours d’affilés, un short dans le sac pour l’extrême chaleur est évidemment un plus. Ne pas oublier les conditions météorologiques parfois peu clémentes et prévoir un bon pull, ne serait-ce que pour les soirées où la température à tendance à retomber, ainsi qu’un vêtement paré pour la pluie, histoire de ne pas se retrouver en sous-vêtements en attendant que le reste ait fini de sécher. Côté chaussures, ne jamais oublier qu’un endroit où on s’entasse est assez propice à l’écrasement intempestif de pieds, donc une bonne paire de boots est de rigueur pour éviter les orteils cassés et danser toute la nuit sans s’arrêter.

2. Ta tente tu planteras

Quoi de plus festif et fédérateur que de passer deux ou trois nuits dans un camping, à partager les mêmes moments de musique, de rires… et de pouvoir revenir en direct sur les prestations souvent impressionnantes et mémorables, parfois un peu décevantes, autour d’un verre en fin de journée. Alors un bon marteau, quelques piquets, une tente igloo – celle qui prend le moins de place sera la meilleure -, et c’est parti pour des nuits de folie. Le bon festivalier est celui qui partage tout pendant quelques jours, quitte à reporter la session sommeil au lendemain, une tente est souvent l’occasion de faire de belles rencontres et ne pas repartir alors que la fête vient de commencer. Et puis ça évite aussi de prendre la route trop fatigué, au moins Sam aussi pourra s’amuser.

3. Ton kit de survie tu emporteras

Il y a un certain nombre d’objets à ne surtout pas oublier et d’autres à laisser absolument à la maison sous peine de confiscation. De manière évidente, le couteau, bien pratique pour les sandwiches, peut se révéler d’un autre usage qu’on prendra soin d’éviter… en le laissant avec les autres dans le tiroir approprié. Idem pour les bouteilles en verre, arme favorite de celui qui a un peu trop  »fêté », d’autant que, soyons honnêtes, le plastique c’est quand même moins lourd. On peut même privilégier l’achat d’un écocup, ces verres en plastique marqués aux couleurs de l’événement, un bon souvenir pas cher, et un petit geste écolo sympa pour la planète et pour ceux qui seront chargés du nettoyage… A prendre par contre sans hésitation, la crème solaire, histoire de ne pas ramener un coup de soleil en guise de souvenir brûlant. Doubler d’une bonne paire de lunettes de soleil, pour éviter les concerts à contre-jour. Tout autre attirail du genre casquette est le bienvenu. En cas de météo inverse, le parapluie est tentant, mais est à proscrire absolument. Il protège contre les intempéries, certes, mais cache la vue à un bonne dizaine de personnes minimum. On évitera également l’énorme sac à dos qui gêne tout le monde, à laisser dans la tente le temps du séjour.

4. Des repères tu prendras

Parce qu’un festival, c’est grand, et que le coup du  »vous n’auriez pas vu mon pote, un grand brun avec un sweat à capuche » c’est marrant, mais pas très efficace. Idem, à trois heures du matin retrouver sa tente dans le noir n’est pas une mince affaire. Donc mieux vaut savoir qu’on est près de tel ou tel panneau, à côté de la grande ou la petite scène, devant ou derrière la régie… Dans ces cas-là, le téléphone est également un ami imparable, qu’il convient de consulter assez régulièrement (pas trop quand même pour ne pas louper la moitié d’un concert.). On s’abstiendra par contre de l’utiliser de manière intempestive en caméra ou appareil photo. D’une part parce que la personne derrière nous n’a pas envie de voir tout le concert à travers un écran, et puis aussi parce que, avouons-le, vu les conditions, les photos/vidéos ne seront pas vraiment les souvenirs les plus jolis qu’on aura a emporter. La mémoire aussi peut emmagasiner de belles images…

5. Du respect tu auras

Dernier point de ce manuel idéal, mais aussi le plus sensible. Tout le monde ne vient pas à un festival pour les mêmes raisons. Du coup, il faut conjuguer les attentes et envies de chacun. Certains viennent juste pour faire la fête, alors que d’autres ne veulent que se gorger de musique. Éviter donc les aller-retours intempestifs dans la foule, tout comme il est vain de vouloir à tout prix se faufiler au premier rang alors que tout le monde est déjà pressé comme des sardines. Les festivals sont aussi l’occasion de découvertes musicales, d’autant qu’un grand nombre prône éclectisme, on n’oubliera donc pas d’aller faire un tour sur les scènes tremplins (le meilleur moyen de frimer quelques années après en disant qu’on a vu le premier concert de tel ou tel groupe), et d’aller voir les artistes qu’on connaît moins, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise. On s’abstiendra surtout de tout commentaire malveillant à l’égard d’un concert qui nous a moins plu que les autres. Avec ces cinq règles en tête, tout le monde est paré pour aller s’éclater en musique cet été. Bonne nouvelle, non ? Afin de prolonger un peu les festivités, pour les plus résistants, Pression Live fait déjà gagner des places pour la rentrée. Un programme encore bien métisse : Dionysos à l’Olympia, Shaka Ponk au Zénith de Strasbourg, C2C au Chabada à Angers et enfin Brigitte au Zénith de Nantes. De quoi éviter le chagrin du mois de septembre.

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