RESTER UN ÉTERNEL ADO : LE GUIDE MUSICAL

Tout le monde le pense sans oser se l’avouer : l’adolescence est une période bénie. Comment s’y replonger musicalement ? Qu’on soit plutôt Rolling Stones, Sex Pistols, Kurt Cobain, Green Day ou BB Brunes, petit guide stylistique.

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Il n’y a que les ados (et encore, pas tous) pour penser que leur âge n’est pas le plus  »cool »,  »stylé »,  »top » ou même  »swag ». Pourtant, cette période charnière est de loin la plus excitante : assez âgé pour avoir de la liberté, pas suffisamment pour être surchargé de responsabilités. C’est aussi le moment où on se débarrasse – enfin – de ses parents. Et ça vaut bien sûr pour la musique. Pour peu qu’on fasse quelques liens stylistiques, quelles qu’aient pu être nos préférences durant notre période acné, il existe encore des groupes actuels pour se replonger dans les bons vieux souvenirs de l’adolescence.

Quand on pense jeunesse rebelle, impossible de ne pas se replonger dans l’univers des années 60 et 70. Des premiers déhanchements d’Elvis Presley à Led Zeppelin, en passant par les Rolling Stones, le mot d’ordre est simple : rock’n'roll ! Le but est de tout foutre en l’air et de s’en foutre de tout, du moment que la guitare est saturée et que les riffs sont taillés pour coller aux tympans. Même si le rock d’antan est plus que jamais à la mode aujourd’hui et que, durant les concerts de Deep Purple, les plus vieux de la salle se trouvent sur scène, il y a quelques groupes qui peuvent encore gagner le coeur des nostalgiques. Il n’y a qu’à choisir : Izia, qu’on compare à raison à Janis Joplin et qui se paie à 16 ans le luxe d’une première partie d’Iggy Pop, mais aussi les BB Brunes, pour rester français, petits protégés du spécialiste ès rock en France, Philippe Manoeuvre. Côté anglophone, on n’est pas en reste non plus, avec des types comme Jack White, ou Dave Grohl avec les Foo Fighters. Les bases, les revendications et l’esthétique restent les mêmes. Ces dernières années, deux Français ont également endossé le rôle d’agitateurs de foules : Shaka Ponk et Skip The Use, deux groupes à l’énergie débordante, qui enflamment toutes les scènes sur lesquelles ils passent. Si vous êtes dans les environs de Lille le 28 novembre, quel que soit votre âge, vous pouvez aller vous faire une idée avec Skip The Use qui passe à l’Aéronef.

Concernant la pop, les avis divergent : certains considèrent que c’est une musique profondément triste dans l’âme, et ce malgré les effluves de bonne humeur qu’elle peut diffuser. De notre côté, on va considérer que c’est une musique joyeuse. Pour les adorateurs des Beatles, Kinks, Beach Boys et consorts, pas de panique : on leur a trouvé quelques successeurs. Comme ces derniers ont de nombreux admirateurs parmi les musiciens, on retrouve dans à peu près toutes les époques des relents de pop. On peut, par exemple, citer le groupe fan n°1 des Beatles, Oasis, qui use dans ses morceaux de quelques recettes éprouvées par les Fab Four. Et ce n’est pas parce que les frères Gallagher se sont séparés que leurs influences ont disparu, il suffit d’écouter High Flying Birds (Noel) et Beady Eye (Liam) pour s’en rendre compte. Dans le même genre, on peut citer Blur, le  »rival » non officiel d’Oasis dans les années 90, un peu à la façon Beatles-Rolling Stones (mais on ne vous dira pas qui a gagné…). Plus récemment, ce sont les Français de Revolver, à qui on octroie le rôle de passeurs de pop, avec leurs mélodies éthérées et leurs choeurs enchanteurs. S’ils ont pioché dans la branche luxe de la pop, d’autres ont choisi de ne retenir que la bonne humeur, façon  »Wouldn’t it Be Nice » des Beach Boys. C’est le cas de Superbus et de ses chansons bubblegum, qui puise aussi son inspiration chez des groupes comme No Doubt, pour une pop sucrée et colorée. Envie d’une cure ? Rendez-vous au 106 de Rouen le 1er décembre.

Pour les plus nostalgiques, réfractaires à la nouveauté et à l’inconnu, l’autre bonne nouvelle est qu’il y a plein de groupes qui se reforment sans cesse ou qui tournent encore. Des exemples ? Les Cranberries, Deep Purple, les Rolling Stones, Iggy Pop… une multitude de shows auxquels on pourra amener les plus jeunes pour leur faire découvrir du plus ancien. Nul doute qu’ils auront des noms nouveaux à proposer en échange. Voilà comment se mettre au goût du jour sans se renier totalement. Comme ça, au lieu de se battre entre générations, on partage !

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