THE CRANBERRIES : LA VIE EN « ROSES »

Les Cranberries ont fait une frayeur aux fans en annulant plusieurs dates estivales. Que ces derniers se rassurent, les concerts de la rentrée sont maintenus. Seconde bonne nouvelle : Pression Live vous fait gagner des places pour leur concert à Toulon le 16 novembre à partir du 10 septembre.

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23 ans que le groupe déverse son rock aux teintes celtiques un peu partout dans le monde. Non content d’avoir inscrit bon nombre de ses titres tel “Zombie” parmi les plus grands classiques des années 90, le groupe peut se targuer d’avoir inventé un genre qui lui est propre et qui continue encore aujourd’hui de couler dans ses veines. En témoigne son nouvel album, “Roses”, prémisse à la tournée du groupe, qui passera par la France pour une quinzaine de dates entre octobre et décembre. Du Cranberry emmené par le chanteur Niall Quinn en 1989, qui souhaite s’orienter vers le rock parodique, à The Cranberries et leur style reconnaissable entre mille, il n’y a qu’un pas : celui de Dolorès O’Riodran qui le remplace un an plus tard, dont la voix inimitable hisse le groupe au sommet de la célébrité. Il lui suffira d’un morceau, “Linger,” qui reste un des incontournables, pour prouver qu’elle était la femme de la situation. La suite à tout d’un conte de fées (du rock, of course), le premier album “Everybody Else Is Doing It, So Why Can’t We?”, qui sort en 1993, attire les foules aux Etats-Unis (nul n’est prophète en son pays, ça tombe bien, les Cranberries sont Irlandais ) pour s’écouler à plus d’un million d’exemplaires en moins d’un an. Puis les succès s’enchaînent, emportant au passage le cœur des français qui réservent à chaque nouvelle sortie une place à la tête des classements de ventes. L’album “No Need To Argue”, deuxième livraison studio, restera tout de même celui fera du groupe un standard, avec son single Zombie, il se vendra à plus de 16 millions d’exemplaires dans le monde.

Si les Cranberries ont connu une période creuse entre 2003 et 2009, ils ne se sont jamais séparés pour autant. Chacun des membres a simplement choisi de se consacrer à des projets parallèles. Mais, les uns sans les autres, la sauce ne prend pas de la même manière, lorsque Dolorès chante seule, la magie n’opère pas. Il faut trouver dans cette absence un travail sur la maturité personnelle des musiciens, qui, nourris des diverses expériences solos, font gagner encore plus de cohésion au groupe. Il suffit d’écouter “Roses”, paru le 27 février, ainsi que le second disque live qu’il contient pour s’en convaincre. Dolorès O’Riodran et sa bande ont su tirer le meilleur du genre qu’ils draguent, l’appellation fourre-tout « pop-rock », pour lui injecter une personnalité qu’il est impossible de reproduire. Le secret ? Un trio gagnant : une voix, des racines et un sens de l’arrangement irréprochable. Dans le fond, les Cranberries n’ont pas changé, le concert enregistré à Madrid en 2010 se marie parfaitement avec l’album « Roses » qu’il accompagne. Impossible de dater les chansons, elles pourraient avoir été écrites aux débuts de la formation que ça n’y changerait rien. Il faut pour eux parler de patte plutôt que de date. La chanteuse a un timbre si particulier, doux malgré la pointe nasillarde qu’il peut contenir, elle renforce l’idée qu’on se fait des racines irlandaises. Loin des clichés, elles ne font que donner à l’ensemble cette saveur et cette originalité qui manquent à de nombreux artistes qui lorgnent vers le même type de musique.

Entre le mélodieux “Raining In My Heart” porté par une guitare acoustique et des soubresauts de guitare électrique et le plus vif “Tomorrow”, qui résonne déjà comme un classique, les Cranberries montrent l’étendue de leur savoir faire. Tout cela donne une multitude de bonnes raisons d’aller voir le groupe sur scène et, pour les plus chanceux, de tenter de gagner des places pour leur prestation au Zénith de Toulon le 16 novembre. Elle est pas belle, la vie ?!

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